Renaud de Hurlevent

Lettre à la blessée

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Ne trouve plus de prétextes
Petite souris méli-mélo
Les excuses c’est circonflexe
Ça ne compte même pas au tarot

C’est Toi qu’on a battue et jetée dans la boue
Et tu t’excuserais au nom de la bassesse
Ou celui des morsures de ces humains-garous
Les rats de caniveaux, les vampires de faiblesse

Sauve-toi de ce lieu maléfique
Ce cocon de miasmes toxiques
Le nid du pervers narcissique
Où les espaces s’étriquent

Tu dis ça te rassure, c’est ton monde
J’émets un doute, tu me permets
Sur la bonne qualité des ondes
Qui nimbent ton petit nid douillet

Il dit qu’il t’aime, il te renie
Tu tentes d’être, il t’humilie
Comme le roi de la vilenie
Qui te prétend dedans son lit

Tu t’éloignes de tes bois elfiques
Tu donnes ta vie à la misère
Ne la supporte plus, réplique
Quitte le désert pour les geysers

C’est sûr que tu vas avoir mal
C’est un sparadrap qu’on arrache
Les dents pourries de l’animal
Plantées en toi jusqu’au crash

C’est la fin de l’époque victime
Le vent qui souffle dans ta face
Ta vie d’avant c’était du mime
Et la mort à la contrebasse

Fuis quel qu’en soit le prix
Ne te laisse pas mourir
Sauve-toi dans un cri
Ou en cachette du sire

Renaud de Hurlevent.

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