Renaud de Hurlevent

Cyber love

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Elle marche sur la plage d’un été qui s’en va
L’azur couleur de plomb et la mer en étain
Le vent est capricieux la pluie ne tombe pas 
Ses cheveux caracolent dans le soupir marin

Belle à couper le souffle au pire des zéphyrs
D’une démarche féline au velours carnassier
Son pas est décidé et va vers l’avenir
Ce futur insolent qu’elle voudrait bien dompter

Ses lèvres d’un sourire embrassent l’horizon
D’un regard presque absent l’esprit à la dérive
Après la ligne bleue de la démarcation
Là où l’eau et le ciel s’étreignent en perspective

Dans ses pensées un homme encore un peu diffus
Croisé dans la tempête au cœur de la grand-toile
Elle sait bien peu de lui, elle ne l’a jamais vu
Elle ne sait que sa voix, ses mots et ses étoiles

Il lui semble pourtant que des atomes crochus
Ont agrippé son ventre et l’ont un peu mordue
La trace un peu sauvage de l’Amour au début
Magnifié de mystères au parfum d’inconnu

La plage se termine, elle bondit sur le quai
D’une gare au hasard dans le nord de la France
Le train est là qui luit, la pluie s’est invitée
C’est peut-être vers Lui qu’elle se met en partance ?

Renaud de Hurlevent.

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