Renaud de Hurlevent

Sentiment d’urgence

3.5
(2)

On dit que la vieillesse est sourde
Parce qu’elle ne croit plus ses oreilles
Dans les tympans dans les esgourdes
Plein de bourdons remplis d’abeilles

Moi j’entends le tic-tac
De toutes les secondes
C’est Louis, mon cœur cardiaque
Frénétique de faconde

On dit que les vieux sont miros
Et on a peur des chutes
La cataracte sous les carreaux
Se noie dans les minutes

Moi c’est étrange j’ai l’acuité
D’un fabricant d’horloges
J’en ai perdu la fatuité
Je suis aux premières loges

On dit que la peau des anciens
Est cuirassée d’instants tannés
Qu’ils ne ressentent que le rien
Et le silence de leurs années

Moi c’est bizarre je sens le vent
Je sens le souffle de la faux
La bombe est à retardement
Et je lui laisse le dernier mot.

Renaud de Hurlevent.

Aimez-vous ce poème ?

Cliquez sur les étoiles pour noter ce poème

Moyenne des votes 3.5 / 5. Votes : 2

Ce poème n'a pas encore été noté. Soyez le premier !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Pin It on Pinterest