Renaud de Hurlevent

Coquin matou

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Le petit chat perché
Si haut dans le cyprès
Que je m’en vais chercher
L’échelle et puis après

Tu ris de mon vertige
Et saisis les montants
Fais fi de mon prestige
De mâle se démontant

Ta jupe qui s’envole
Tes fesses dénudées
Tu gravis tu décolles
Je ne peux éluder

Mes yeux ont dérivé
Sous le tissu volage
Tu es presque arrivée
Tu atteins le faîtage

L’absence de ta culotte
Tes secrets mis à nu
Le désert de ma glotte
Asséché par ton cul

Le félin est complice
Prolonge le moment
De ce divin supplice
Ce délicieux tourment

Je bénis cette branche
Qui te fait te pencher
Je prends une avalanche
De visions débauchées

Où nulle peur du vide
Ne viendrait contrarier
Le désir si torride
Que j’ai de nous envier

Un farouche corps à corps
Flamboyances de peaux
Peu importe le décor
Le désir perd ses mots

Hurlements de neurones
Je veux te dire je t’aime
Mais je ne suis qu’aphone
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