Renaud de Hurlevent

Dans le sang

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J’ai scruté le silence en poursuivant l’écho
De tes pas qui s’estompent en un filet de sable
Je n’ai vu que du vide à tel point que mes mots
Sont tombés au néant comme les larmes du diable

Tu entres sans frapper au carreau de ma nuit
Tu m’enivres et me flambes mieux que de l’eau de vie
Riant dans le brasier de mes sens asservis
Puis telle une magicienne tu disparais sans bruit

Les jours poursuivent les lunes je ne vois rien venir
Tu m’as piqué au vif en dérobant mes masques
A grands flots de lumières sur mes ombres délires
Les yeux éclaboussés de ton esprit fantasque

Enfin te revoilà troublante bayadère
Danseuse insaisissable dans sa robe légère
Tu viens mettre le feu à tous mes réverbères
Le jour se lève à l’ouest et je suis à l’envers

Après je ne sais plus, les heures sont des manèges
Ténèbres diluées en rubans rouges et blanc
Des parenthèses de temps, d’étranges sortilèges
Est-ce que c’est de l’amour si je t’ai dans le sang ?

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