Renaud de Hurlevent

J’aime une femme

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Ses battements de cils
Parlent comme des mots
Quand nous faisons concile
Les yeux à fleur de peau

Sa présence ensoleille
La moindre de mes heures
Son sourire au réveil
Après nos nuits sans peurs

Sa voix au téléphone
Inflexions et silences
Allume comme personne
Le feu de nos absences

Elle ne vit pas chez moi
Je ne vis pas chez elle
Pas question que le froid
Du quotidien nous gèle

Nous ne sommes pas voisins
Comme si c’était facile
De jouer aux malins
Dans les rues d’une ville

La distance est une arme
Dont le double tranchant
Agit comme une larme
Sur les herbes d’un champ

Les moments se font rares
Au point d’aimer vraiment
Les promesses de départ
Qui concentrent le temps

L’essence de l’essentiel
Sans promesses ni futur
Le présent dans le ciel
L’avenir n’est pas sûr

Renaud de Hurlevent

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