Renaud de Hurlevent

Réveil sensuel

0
(0)

La lumière matinale griffée par les rideaux
Dessine sur ton corps des arabesques d’ombres
Comme un peintre allumé se saisit du pinceau
Pour tisser sur la toile des éclats de pénombre

Doucement tu délites les brumes de ton sommeil
Tes yeux sont encore clos mais pulsent tes paupières
Des frissons jouent et courent sur ton simple appareil
Jusqu’aux bouts de tes seins et de leur orbe fier

Impudique farouche nimbée de sortilèges
Tu offres au jour qui naît la beauté de ta peau
Et moi qui te regarde, tendu au bord du piège
Impatientes mes lèvres, à ma bouche vient l’eau 

A Satan qui me tend le satin de l’offrande
Je succombe et me rend, je dépose les armes
Mon glaive est douloureux tellement il se bande
Et mes neurones en feu sont ivres de tes charmes

Je dépose un baiser sur le creux de tes courbes
Mes papilles te butinent et lapent ton nectar
Je t’aime à la folie le contraire serait fourbe
Et je vais épouser ta fleur avec mon dard

Renaud de Hurlevent.

Aimez-vous ce poème ?

Cliquez sur les étoiles pour noter ce poème

Moyenne des votes 0 / 5. Votes : 0

Ce poème n'a pas encore été noté. Soyez le premier !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Pin It on Pinterest