Renaud de Hurlevent

Vu d’un ormeau

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Un couple maladroit qui arpente la grève
Ses talons sont cassés sa moumoute envolée
La marée est montée ils ont gagné la fève
Dans les bras de la mer les voilà encerclés

Ils pleurent et vocifèrent mais le vent est contraire
Et les gouttes de pluie emportent leurs échos
L’eau glaciale s’insinue telle une peur primaire
La mort s’est invitée et réclame son écot

Soudain sortit des flots un ormeau gigantesque
Devant tant de laideur Monsieur s’évanouit
La créature hideuse aux écumes dantesques
Sur sa femme qui hurle ses terreurs enfouies

Le coquillage pourtant se transforma en barque
Ils rirent dans les dîners de l’issue de héros
Cette mésaventure dont ils furent les énarques
Leur vie si importante sauvée par un ormeau

Renaud de Hurlevent.

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