Renaud de Hurlevent

Bébé

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Dans le fracas du monde
Ses yeux scrutent le vide
Frais émoulu des ondes
De sa poche de rides

Puis il se remplit d’air
D’une joie évidente
Dans cette ère nucléaire
Aux cheminées ardentes
Il est un pauvre hère

Avide mammifère
Les tétons de sa mère
L’odeur un peu amère
C’est alors qu’une vague

Le prend au dépourvu
L’amour tel une dague
Irradie dans sa vue

C’est alors que son âme
Se glisse dans son corps
Bonjour, messieurs-dames
Je vous salue encore.

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