Renaud de Hurlevent

Mon alchimiste

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Il était vieux bonhomme
Au regard tout fendu
Moi je l’appelais Tom
L’homme qui s’était perdu

Il avait été clown
Sur de drôles de piste
Et puis dans les saloon
Un drôle de trapéziste

Il avait été sage
Dans les sombres forêts
Étudiant les adages
Qui dans l’eau se miraient

De ses yeux fendillés
Par les fleurs chamarrées
Même jamais maquillés
Quand le soleil pleurait

Captant mes sauts grenus
Soubresauts de têtard
Toutes mes envies à nu
En accords de guitare

Il avalait mes peines
Me rendait des tremplins
Il arpentait mes veines
Transformant mes venins

C’est lui qui m’as appris
Tout mon éphéméride
S’enfuir de mes abris
Pour échapper aux rides.

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