Renaud de Hurlevent

Chronique le destin

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Je chevauchais mes seize balais
Je venais de quitter l’école
La cour de mes futurs palais
Pour une grande farandole

J’enfourchai le cheval de moi
Galopant vers le crépuscule
Je voulais brouter mes émois
Avant le cheval à bascule

Le désarroi de mes parents
Un peu comme un déraillement
Sur la grand voie de leur serment
De faire de moi un normalement

Je goûtai les joies du foyer
Tremplin de mon indépendance
Mais quand je payais le loyer
C’était ma location de vacances

La nuit je volais des légumes
Dans le jardin des bonnes gens
Quelques nèfles et un bel agrume
Au super-marché indécent

Rapidement nous fûmes deux
Avec ma copine de route
Et tout cela devint un jeu 
Sans la carte des doutes

Petites pépites de délires
Dérobées aux permissions
Des gamins pleins de rires
Qui oublient leurs missions

C’est là que j’ai acquis
Mes vaccins personnels
Que j’ai pris le maquis
Des mes mondes parallèles…

Renaud de Hurlevent

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