Renaud de Hurlevent

Déconfinement

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Quand la dame de la télé
Aux paupières trop lourdes
Le sourire un peu fêlé
Et le regard d’une gourde

Me scrute de son œil torve
Aux pupilles décimées
Par tous les torrents de morve
Amenés à déclamer

Tous les lutins de ma tronche
Voudraient jouer au ballon
Sur l’attestation qui jonche
Le danse-floor de mon salon

Les génies qui se trémoussent
Sur ma grand-scène de rêve
A Berlin ou à l’Ile Rousse
Aux festivals de mes grèves

Tous ces éclats de rencontres
Ces pépites sur le gâteau
J’en ai oublié ma montre
Avec ces banquets mentaux

Je bénis tous mes voyages
Mes antidotes à foison
Pour tous les cachets d’image
Clous dorés sur ma raison

Je me dis, bon, chéri,
Tu prendras bien l’aéroport ?
Mais oui c’est l’heure je renchéris
En grimpant dans mon château-fort.

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