Renaud de Hurlevent

Déraillement

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Les cheveux longs les yeux mangés
Par une frange électrisée
Le look sauvage faire plus âgé
La rébellion bien maîtrisée

Sur mon sac de l’US Army
J’avais écrit mort à l’armée
Je n’avais toujours qu’un ami
On écoutait du Mallarmé

Très vite ma vie serra mon cou
Les vieux se taisaient à la tâche
Il faisait triste, il faisait mou
Il a fallu que je m’arrache

Alors on a volé les clefs
Des horizons au bout des champs
D’immeubles noirs et accablés
Voir Gibraltar et puis le vent

On a adoré voir le soleil se crasher
Vautrés dans l’herbe des étoiles
Nos peaux caressées par l’archet
D’un concert d’instruments à voile 

je fus émancipé d’une pauvre rature
Un trait d’aveu des impuissances
J’avais seize ans et ma rupture
Était consommée dans l’urgence

Petits boulots vie de babiole
Vols de légumes dans les jardins
Le genre de vol qui décolle
Sur la piste de tes demains…

Merci Papa, merci Maman
D’avoir eu cette humilité
De douter devant vos enfants
Je vous dois toute ma liberté

Renaud de Hurlevent

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