Renaud de Hurlevent

Le train

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Je viendrai t’enlever Il sera minuit seize
La lune sera debout sur son tapis de clous
Pour le cheval sauvage tu seras de la baise
Je n’aurai que des ailes au revers de mon loup

On volera un train dans une gare au hasard
Tu choisiras le bleu aux couleurs de framboise
Avec des wagons-lits au bout des wagons-bar
Et la voiture-délits qui déborde d’armoise

C’est un petit matin avec les bras ouverts
Une écharpe de brume et des yeux de soleil
Il ébroue sa rosée d’un coup de sapin vert
Et nous comme des fleurs accueillies au réveil

Laissons la porte ouverte il est neuf heure dix sept
Notre train est à quai suspendu à sa bitte
Il roule des yeux doux c’est une humaine bête
Qui se prend à rêver que la vie est un mythe

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