Renaud de Hurlevent

Pieds de papier

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J’ai reçu une étoile en plein dans le regard
Alors que je marchais sur un trottoir absent
Je n’avais qu’un seul but rejoindre le hasard
Qui tendait les flonflons d’un manège indécent

Une flèche de feu fichée dans mon œil froid
La nuit en a blanchi la ville a disparu
Les ténèbres austères se sont terrées d’effroi
Et dansent les phosphènes au centre de ma vue

C’est à ce moment-là que la réalité
Se dérobe toute nue sous mes pieds de papier
Froissement de mes sens à ce point insensé
Dans une aura intense qui vient de m’emporter

J’ai compris que le Beau devenait évidence
Que ma vie à nouveau rejouait le printemps
Un présent de folie sur les ruines du silence
Des effluves inconnus à cheval sur le vent 

Ils disent dans les livres que Nous était prévu
Notre Amour serait vieux comme les Égyptiens
Mais la dernière pluie a délavé ma vue
En diluant les fées et même les magiciens

C’est sur la corde raide de la lucidité
Que je veux t’emporter en guise de chemin
Avec un grand soleil brûlant de liberté
Chaque jour est à Nous si on en fait le sien

Renaud de Hurlevent.

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