Renaud de Hurlevent

Train de nuit

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La gare sentait la nuit
D’été et de silences
Le quai luisait sans bruit
Nous étions en avance

Le bagage était mince
Léger comme ta robe
Et moi j’étais le prince
Le roi des coquins probes

Le train s’est avancé
En carrosse de fer
Nous étions fiancés
Brûlants comme l’enfer

Un wagon-lit roulant
Le voyage de noces
La fièvre des amants
Et de l’amour féroce

Le convoi qui s’ébranle
Oh le malin complice
Amarré au chambranle
De mes yeux au supplice

Je distingue mais c’est flou
Ton corps qui se frivole
Et je vois même c’est fou
Ta culotte qui vole

Ce serpent de métal
Aux vibrations cruelles
Nous mord c’était fatal
De ses crocs sexuels

La suite est jouissive
J’ai tiré les rideaux
Pour abriter les rives
Du soleil de nos peaux…

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